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Colloque international : Cité internationale des congrès, lundi 7 juin 2010 et Université de Nantes, bâtiment Tertre, amphithéâtre E,
mardi 8 et mercredi 9 juin 2010
Loin d'être clos le monde atlantique, formé entre le XVe et le XIXe siècle, entretenait des relations étroites avec la Méditerranée, l'océan Indien et le Pacifique. Sa spécificité résidait toutefois dans la conjonction de trois grands phénomènes historiques dont les effets croisés ne se retrouvent nulle part ailleurs : la colonisation européenne, la traite négrière, l'esclavage racialisé. Cette symbiose a produit en retour des modifications plus ou moins profondes des « Anciens Mondes » d'où sont parties massivement les populations ayant le plus transformé le « Nouveau Monde ». Le colloque a pris le parti de renverser les perspectives en se centrant sur l'analyse des transformations des mondes africains et européens à cause de leur profonde insertion dans des dynamiques transatlantiques. La réflexion proposée se veut un appel aux historiens africanistes et européanistes à mobiliser leur expertise pour enrichir un débat largement ouvert en lui assignant une direction peu usitée et en rassemblant ainsi toute la communauté historienne concernée par l'histoire atlantique.
Renseignements et inscription : www.univ-nantes.fr/js2010,
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Contacts: Guy Saupin, CRHIA-U. Nantes, guy.saupin@univ-nantes.fr
Cécile Vidal, CENA-EHESS Paris, cecile.vidal@ehess.fr
(décembre 2009)
Plusieurs chantiers ouverts en ce moment à Nantes sont autant d'occasions d'en connaître un peu plus sur le passé de la ville. Mais les fouilles archéologiques ne sont pas toujours prescrites sur les sites en question et la communication sur la réalité des travaux effectués souvent absente.
Un chantier, situé place Dumoustier et à proximité immédiate de l'ancien couvent des Cordeliers, est cependant scientifiquement organisé et est susceptible d'être riche en révélations. Pourtant, le projet de « rénovation » des derniers vestiges de l'église des Cordeliers, les trois chapelles "espagnoles" encore visibles côté sud de la des Cordeliers, laisse perplexe sur l'avenir de ce monument remarquable de l'histoire de Nantes.
La Société archéologique et historique a publié dans ses bulletins plusieurs études qui permettent d'en savoir plus sur ce site : un premier article de S. de La Nicollière-Teijeiro en 1877 , un autre de Ferdinand Brault en 1925 accompagné d'une étude archéologique de Paul Jeulin, publiée en 1925-1926. L'histoire du site est parfaitement connue, et l'intérêt des vestiges encore présents n'est plus à démontrer. On peut s'étonner qu'au moment où l'archéologie semble être enfin reconnue dans notre bonne ville, des projets propres à dénaturer le patrimoine architectural puissent encore voir le jour.
S. de La Nicollière-Teijeiro, Essai historique sur l'église des Cordeliers de Nantes, démolie en 1874, Bulletin tome 16, année 1877, p.137-171, avec plan du quartier (voir ci-dessous).
Ferdinand Brault, Le couvent des Cordeliers de Nantes, étude historique, Bulletin tome 65, p.165-193, avec plan de l'église.
Paul Jeulin, L'ancien couvent des Cordeliers de Nantes de 1791 à 1925, étude archéologique, Bulletin tome 65, année 1925, p.195-215 et tome 66, année 1926, p.133-145.
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Distingué, courtois, plein de gentillesse et d'humour, ainsi restera pour ceux qui l'ont connu le baron Armel de Wismes, dont la réputation d'historien de Nantes et de la marine n'était plus à faire. Par ses écrits, il a participé à la diffusion du passé nantais à un large public ; car il était avant tout un conteur, tant par la plume que par le verbe, et qui ne l'a pas entendu lors d'une de ses causeries a manqué un grand moment. Il était artiste autant par sa prose que par son coup de crayon, qu'il devait peut-être à son arrière grand-père le baron Olivier de Wismes, archéologue éminent et membre de notre Société archéologique et historique dans le bulletin de laquelle il avait publié de remarquables compte rendus de fouilles. La famille d'Armel de Wismes a également donné à la société plusieurs de ses membres, notamment le baron Gaëtan de Wismes, président à la fin du XIXe siècle. C'est donc un peu un membre de notre famille qui nous a quitté et qui, lui aussi à sa manière, a participé à la grande aventure de l'écriture de l'histoire. Nous formulons le vœu que sa mémoire et celle de sa famille soit préservée et conservée pour les générations futures.