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Les documents de la Société

La Société archéologique et historique propose documentation et références sur des sujets d'actualité ou de recherche
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La chapelle saint Thomas

ou la répétition de l'histoire

Lors du colloque Nantes flamboyante tenu au château les 24-26 novembre derniers, Flaminia Bardati a communiqué sur la chapelle saint Thomas qui a constitué au milieu du XIXe siècle le dernier témoin de la collégiale Notre-Dame de Nantes. Alors qu'elle était reconnue comme un témoignage essentiel de la première Renaissance française, cette chapelle a disparu sous la pioche du démolisseur, sauf deux travées remontées au musée archéologique alors chapelle de l'Oratoire. Depuis les années 1980, ces vestiges sont entreposés dans un dépôt, sans espoir de remontage. Les historiens de l'art et la Société archéologique s'unissent pour demander que la chapelle retrouve enfin sa place dans le paysage nantais.

voir le texte de la motion

janvier 2012


Archéologie urbaine

La Société archéologique et historique a pour but statutaire « l'étude de tout ce qui concerne le passé de notre pays et particulièrement de la région nantaise ». En cela, elle est historique, étudiant les faits et évènements du passé et les restituant en un récit, construction humaine inscrite dans l'époque de son écriture certes, mais constituant une indispensable somme d'informations sur le passé ; en témoignent les nombreux articles, mémoires, communications produits par ses membres depuis un siècle et demi et publiés dans la collection de ses bulletins. Elle a été activement archéologique, à l'époque où elle organisait elle-même des fouilles ; elle continue à l'être en étudiant et reconstituant l'histoire à travers les vestiges matériels qui sont encore mis au jour sur le territoire, et aussi ceux qui subsistent en élévation, car l'archéologie n'est pas que du sous-sol et est maintenant de toutes les époques. C'est pourquoi elle s'est associée à l'action du Forum Nantes patrimoines pour la sauvegarde de plusieurs sites nantais, depuis l'affaire de l'îlot Lambert jusqu'à elle des chapelles espagnoles du couvent des Cordeliers de Nantes. La presse locale mais aussi les éditoriaux du Bulletin de liaison s'en sont fait l'écho. Et après les appels à la vigilance et l'expression des inquiétudes qui ne manquaient pas de se faire jour au gré du déroulement des évènements, l'heure est maintenant à l'espoir, celui que j'annonçais l'an passé, celui de la prise en compte des enjeux patrimoniaux au sein de la ville, par l'ensemble des acteurs institutionnels, professionnels et amateurs éclairés. Il faut mettre au crédit du conseil nantais du patrimoine créé en septembre 2010, et au sein duquel la société est représentée, le déblocage d'une situation catastrophique, mal engagée et jugée quasiment perdue. Il y a aujourd'hui une possibilité de « sortie de crise », avec sauvetage partiel des chapelles, et surtout réflexion globale sur l'ensemble de l'îlot du couvent et de la collégiale Notre-Dame toute proche, à des fins d'étude archéologique et historique propre à éclairer les urbanistes et les aménageurs dans leurs interventions futures. Cette démarche peut être à l'initiative de nombreuses autres, dans une ville en mutation et où les patrimoines sont divers et quelquefois imbriqués. Dans cette perspective et en y apportant sa contribution, la société est et sera archéologique et historique.

mai 2011

Tout est-il perdu ?

Au début de cette année, le feuilleton patrimonial nantais a connu une « nouvelle saison ». Après l'affaire de l'ilot Lambert et le « plus jamais ça » qui a suivi, l'épisode fracassant des chapelles espagnoles du couvent des Cordeliers a suscité à nouveau l'intervention des « pompiers du patrimoine » ; on avait cru à la « der des der », et voilà que les troupes remontent au front. Pourtant, depuis 2008, nous disposons toujours d'un arsenal législatif et règlementaire conséquent, notamment celui du secteur sauvegardé ; il existe une nouvelle structure nantaise opérationnelle, la direction du patrimoine et de l'archéologie ; et le site des cordeliers est pour le moins connu, autant que l'intérêt présenté par ses vestiges sur lesquels la Société archéologique et historique a attiré l'attention dès octobre 2008 (voir sur le site, « activités/les documents de la société »). Pourtant, on a assisté à ce qui a été reconnu comme un véritable dérapage sur les dites chapelles ; et encore l'affaire a-t-elle été soulevée « grâce à » l'erreur commise par le promoteur quand il n'a pas respecté les dispositions de son propre permis de construire.

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de gauche à droite : la chapelle de Miranda éventrée, la "restauration" des chapelles

Aujourd'hui, la situation est en attente : les travaux ont été arrêtés sur les extérieurs, mais des interventions violentes continuent à avoir lieu sur les éléments d'architecture intérieure qui méritaient autant, voire plus, de souci de conservation que les « façades » sur rue. Sans entrer dans la recherche des responsabilités, ni suivre les « renvois de balle » entre les uns et les autres (je n'ai pas le pouvoir de, l'instruction du dossier a été faite correctement, c'était à untel d'intervenir, on ne peut rien faire de plus…), il va bien falloir trouver une solution, honorable pour chacun, qui devra respecter au mieux l'intérêt historique et architectural du bâtiment, si tout n'est pas perdu. Et il faudra bien s'interroger également sur l'existence d'un dysfonctionnement dans les procédures, et en déterminer les causes. Un nouveau « plus jamais ça ».

Au-delà du sort des chapelles espagnoles, c'est l'ensemble du site du couvent des cordeliers qui doit susciter la réflexion : de l'autre côté de la rue qui occupe la nef de l'église, se trouvent les éléments du mur nord de l'édifice partiellement restauré et assis sur la muraille romaine, la chapelle Mercœur, le vaste bâtiment conventuel de la rue du refuge et sa salle sous charpente : le sort de cet ensemble, sans doute le dernier qui présente quelque cohérence dans la ville intra-muros (avec l'ilot Sauvetout, en limite des fortifications, objet de l'aménagement Boucherie II), mérite une préservation et une valorisation réfléchie, en coordination avec tous les intervenants (propriétaires privés, services de l'État, services municipaux), pour doter Nantes d'un espace de lisibilité de son histoire monumentale. Et tant pis si cette démarche ne va pas dans le sens de l'histoire contemporaine, celle des tentatives de définition du « patrimoine » ; si l'acception élargie du terme est une évidence, comme la recherche historique se doit d'être pluridisciplinaire, elle ne peut être optionnelle et laisser froidement de côté certains de ses aspects, au motif qu'il existerait des patrimoines de sensibilités différentes, ou que la définition devrait être en cohérence avec les politiques publiques définies par les collectivités.

Peut-on encore dire que l'espoir fait vivre, que l'on peut avoir confiance dans l'homme et dans la raison ? Sinon, à quoi aura-t-on servi depuis cent soixante ans, sinon à figer dans l'écrit et dans l'image la mémoire d'une ville, et d'être taxés aujourd'hui, évidemment à tort, de nostalgiques du passé ? Grâce à cette dernière mobilisation autour des chapelles espagnoles, les choses évoluent, des procédures nouvelles se mettent en place, des perspectives de sortie de crise se dessinent. L'avenir du site des Cordeliers apparaît moins incertain, témoin de la nécessaire prise en compte de l'histoire monumentale dans la lecture de la ville de demain. A nouveau, l'espoir...

mars-avril 2011

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Gérard Mellier, maire de Nantes et subdélégué de l'intendant de Bretagne (1709-1729) :

l'entrée de Nantes dans la modernité

Actes du colloque tenu à Nantes les 19-20 novembre 2009

Gérard Mellier (1674-1729) est incontestablement une figure emblématique parmi les maires de Nantes d'Ancien Régime par la durée de son mandat (dix ans), par le cumul des pouvoirs qu'il a réalisé - il était aussi trésorier de France et subdélégué de l'intendant - et par son œuvre. Présidant aux destinées de la ville alors qu'elle s'engage résolument dans le commerce transatlantique, il a contribué à en rénover les structures administratives et à en transformer l'urbanisme en engageant de grands chantiers comme celui de l'île Feydeau. Homme d'ordre et de dossier, Mellier était aussi un homme de culture, amateur de livres et d'histoire, collectionneur de médailles, et l'un des pères de la première académie de musique nantaise.

Les actes du colloque qui s'est tenu en novembre 2009 aux Archives départementales de Loire-Atlantique sont publiés dans cet ouvrage et font le point sur ce que l'on sait aujourd'hui de Gérard Mellier. Les contributions de vingt-deux chercheurs (archivistes, historiens, historiens de l'art et historiens du droit) permettent de suivre son itinéraire personnel - qui l'a mené de Lyon à Nantes -, sa carrière, ses fonctions, ses réalisations ainsi que ses parts d'ombre comme ses liens avec les réseaux financiers actifs en Bretagne au début du XVIIIème siècle, son soutien sans état d'âme à la traite négrière, et le rôle qu'il a joué dans la mise au jour du complot du marquis de Pontcallec. Une large place est accordée à la comparaison avec des personnalités semblables ou avec d'autres villes - Tours, Bordeaux, Le Havre, Belfort et les cités des Pays-Bas méridionaux - afin de mieux saisir la singularité de la personnalité de Mellier et de se demander s'il a fait ou non entrer Nantes dans la modernité.

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Le Cahier des doléances de la province de Bretagne de 1574

Une nouvelle publication de la société

Depuis douze ans, la Société archéologique et historique a diversifié ses produits éditoriaux en publiant des actes de colloques ou de journées d'études. Elle avait aussi, antérieurement, assuré la publication de documents ou d'études, trop importants pour figurer au sommaire de son Bulletin annuel, mais suffisamment intéressants pour être diffusés à la communauté scientifique et à tous les amateurs d'histoire.

Dans le même temps, et même avant, la Société d'histoire et d'archéologie de Bretagne avait eu la même démarche et édité, ou soutenu l'édition de travaux historiques ou de documents dûment accompagnés de leur appareil critique. On citera, tout récemment (2006), en coédition avec les Presses universitaires de Rennes, l'édition de l'Itinéraire de Bretagne de Dubuisson-Aubenay de 1636.

Quand le Conseil général de Loire-Atlantique s'est porté acquéreur, en 2008, du « cahier des doléances » de la province de Bretagne présenté au roi Charles IX en 1574, la Société archéologique et historique a spontanément proposé d'en assurer la publication. C'était ainsi participer à la connaissance de ce document particulièrement intéressant pour l'histoire de la Bretagne, en le proposant dans une version lisible au public le plus large, breton ou non. Mais quelle que soit la richesse du texte transcrit, celui-ci ne pouvait se suffire à lui seul. Les deux spécialistes de l'histoire de la province au XVIe siècle qui avaient déjà présenté le document dès son acquisition au début de l'année 2009, puis lors d'une conférence un an plus tard, ont accepté de nous faire bénéficier de leurs recherches. Ainsi, la transcription du texte du cahier de doléances, réalisée sous la direction de Philippe Charon, est-elle accompagnée, outre un corpus conséquent de notes de bas de pages et un index des noms cités, d'abord, d'une présentation du document, du contexte et des modalités de sa rédaction, due à la plume de Philippe Hamon, professeur à l'Université de Rennes II. Ensuite, Dominique Le Page, professeur à l'Université de Bourgogne à Dijon, parfait connaisseur du XVIe siècle breton, donne une analyse du contenu du cahier, éclaircissant ainsi le paysage de la Bretagne au moment des guerres de Religion et donnant les clés de compréhension des doléances exprimées par les Bretons au roi de France.

C'est une vision de la Bretagne peu connue, voire méconnue, qui est ainsi donnée dans cet ouvrage, quelques décennies après l'union au grand royaume occidental, quelques décennies avant que l'État ne gomme bon nombre de ses particularismes hérités de l'époque ducale. De ces 32 pages parfaitement conservées, un pan de l'histoire de la province se découvre, livré aujourd'hui à tous ceux qui s'intéressent au passé de notre « petite patrie ». En s'unissant à la Société archéologique et historique de Nantes et de Loire-Atlantique pour cette publication, la Société d'histoire et d'archéologie de Bretagne affirme son intérêt pour les initiatives des sociétés départementales et souhaite œuvrer en lien avec elles à la diffusion historique de la « matière de Bretagne ».

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De mémoire d'homme,

tempête et raz de marée

Qui se souvient du samedi 16 novembre 1940 en baie de Bourgneuf, il n'y a guère que 70 ans ? Vent violent de suroît, baromètre à 718 m/m, marée de 85 "seulement" : la Cosnière submergée, la digue de l'Epoids rompue, inondation des polders et dégradation des terres cultivables, coupure de l'électricité et du téléphone, destruction de maisons aux Moutiers, échouages de bateaux sur les quais de Pornic où 1 mètre d'eau envahit la basse ville...

Le phénomène naturel connu en ancien français sous le nom de "vimer", tempêtes de force exceptionnelle causant des désastres énormes, est attesté depuis la période médiévale, c'est-à-dire depuis les premières traces écrites conservées. Sur nos côtes, le premier serait celui du 5 juin 577, mais c'est surtout depuis le XVIe siècle que les ravages de la mer sur les côtes sont attestés dans les archives. La chronologie de ces tempêtes dévastatrices est régulière, depuis l'Ancien Régime jusqu'à la période contemporaine. Et toujours, les infrastructures sont atteintes, les terres situées au-dessous de la mer submergées. La mémoire humaine est décidément bien défaillante, et si des catastrophes comme celle que l'on vient de connaître le 28 février nous émeuvent et interpellent les consciences, l'historien n'a pas attendu pour informer sur les événements du passé et rappeler que l'histoire est là pour guider le présent et préparer l'avenir.

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Pour en savoir plus sur les vimers en baie de Bourgneuf : Lacroix Louis, La baye de Bretagne, Luçon, 1942, p.89-95.

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Noël pour le patrimoine et l'archéologie

Annoncé depuis longtemps, le plan patrimoine de la ville de Nantes a été rendu public, par voie de presse, en octobre dernier : prise en compte du patrimoine au sens le plus large possible, définition d'une véritable politique publique, renforcement de la direction créée il y a un an par le recrutement de trois archéologues et le redéploiement d'une dizaine de postes. Si l'on peut regretter l'épisode « Nantes Renaissance », pour le moins peu diplomatique, c'est plutôt une bonne nouvelle pour l'archéologie et l'histoire de Nantes ; on sent une volonté d'agir, dans le bon sens, avec un souci de concertation. La Société archéologique et historique attend, comme d'autres, la mise en place du conseil nantais du patrimoine, annoncé pour 2010, et qui devra participer à la définition et à la construction du projet municipal, comme l'indique S. Junique, adjoint au patrimoine. On retiendra aussi, dans la présentation de ce plan, les mots concertation, anticipation, communication, autant d'actions dont nous avons très tôt souligné l'importance dans le domaine qui nous occupe.

(décembre 2009)

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Nantes réconciliée avec l'archéologie ?

Au lendemain des journées du patrimoine, des questions restent posées.

Plusieurs chantiers ouverts en ce moment à Nantes sont autant d'occasions d'en connaître un peu plus sur le passé de la ville. Mais les fouilles archéologiques ne sont pas toujours prescrites sur les sites en question et la communication sur la réalité des travaux effectués souvent absente.

Un chantier, situé place Dumoustier et à proximité immédiate de l'ancien couvent des Cordeliers, est cependant scientifiquement organisé et est susceptible d'être riche en révélations. Pourtant, le projet de « rénovation » des derniers vestiges de l'église des Cordeliers, les trois chapelles "espagnoles" encore visibles côté sud de la des Cordeliers, laisse perplexe sur l'avenir de ce monument remarquable de l'histoire de Nantes.

La Société archéologique et historique a publié dans ses bulletins plusieurs études qui permettent d'en savoir plus sur ce site : un premier article de S. de La Nicollière-Teijeiro en 1877 , un autre de Ferdinand Brault en 1925 accompagné d'une étude archéologique de Paul Jeulin, publiée en 1925-1926. L'histoire du site est parfaitement connue, et l'intérêt des vestiges encore présents n'est plus à démontrer. On peut s'étonner qu'au moment où l'archéologie semble être enfin reconnue dans notre bonne ville, des projets propres à dénaturer le patrimoine architectural puissent encore voir le jour.

S. de La Nicollière-Teijeiro, Essai historique sur l'église des Cordeliers de Nantes, démolie en 1874, Bulletin tome 16, année 1877, p.137-171, avec plan du quartier (voir ci-dessous).

Ferdinand Brault, Le couvent des Cordeliers de Nantes, étude historique, Bulletin tome 65, p.165-193, avec plan de l'église.

Paul Jeulin, L'ancien couvent des Cordeliers de Nantes de 1791 à 1925, étude archéologique, Bulletin tome 65, année 1925, p.195-215 et tome 66, année 1926, p.133-145.

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Hommage à Armel de Wismes

Une figure de l'histoire de Nantes disparaît

Distingué, courtois, plein de gentillesse et d'humour, ainsi restera pour ceux qui l'ont connu le baron Armel de Wismes, dont la réputation d'historien de Nantes et de la marine n'était plus à faire. Par ses écrits, il a participé à la diffusion du passé nantais à un large public ; car il était avant tout un conteur, tant par la plume que par le verbe, et qui ne l'a pas entendu lors d'une de ses causeries a manqué un grand moment. Il était artiste autant par sa prose que par son coup de crayon, qu'il devait peut-être à son arrière grand-père le baron Olivier de Wismes, archéologue éminent et membre de notre Société archéologique et historique dans le bulletin de laquelle il avait publié de remarquables compte rendus de fouilles. La famille d'Armel de Wismes a également donné à la société plusieurs de ses membres, notamment le baron Gaëtan de Wismes, président à la fin du XIXe siècle. C'est donc un peu un membre de notre famille qui nous a quitté et qui, lui aussi à sa manière, a participé à la grande aventure de l'écriture de l'histoire. Nous formulons le vœu que sa mémoire et celle de sa famille soit préservée et conservée pour les générations futures.

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