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Agenda

La Société archéologique et historique vous propose ses activités et celles de ses partenaires pour les mois à venir.
Programme des conférences 2018-2019
Le jeudi à 17 h 30, aux Archives départementales, rue de Bouillé

Jeudi 20 septembre 2018 :
Présentation publique du Bulletin annuel de la Société :
« Arts, patrimoines et savoir-faire » (tome 153), en présence des auteurs.
Notre Bulletin annuel, fidèle à l'ouverture d'esprit et à la curiosité de la Société, rassemble des contributions particulièrement illustrées dans sa livraison 2018. Les thèmes développés cette année sont consacrés aux arts dans toute leur diversité, à la préservation des patrimoines et à la transmission des savoir-faire. À l'approche historique s'ajoute un angle biographique, à travers la restitution de trajectoires familiales et personnelles issues de milieux variés : architectes, artistes, artisans, commanditaires et collectionneurs...

Jeudi 18 octobre 2018 :
« Les « triples » funérailles d'Anne de Bretagne (janvier-mars 1514) »
par Jacques Santrot, conservateur en chef du patrimoine (e. r.).
Duchesse souveraine de Bretagne et reine de France pour la seconde fois, épouse de Charles VIII puis de Louis XII, Anne meurt à Blois le 9 janvier 1514. Ses obsèques, les plus grandioses qu'ait connues la France au début de la Renaissance, durent soixante-dix jours. Un long convoi, terrestre, mène son corps à Paris et Saint-Denis, puis un bref voyage, fluvial, apporte son cœur à Nantes où son coffret d'or, exceptionnel, reste le symbole de la relation mystique entre un peuple, sa souveraine et son territoire.
L'ouvrage Les doubles funérailles d'Anne de Bretagne (Droz, 2017) sera vendu sur place et pourra être dédicacé par l'auteur.

Jeudi 29 novembre 2018 :
« Les marchands étrangers à Nantes au XVIIe siècle »
par Bernard Michon, maître de conférences en histoire moderne, Université de Nantes.
Port de fond d'estuaire ouvrant sur un vaste bassin fluvial, Nantes se trouve au cœur des grands courants d'échanges à l'échelle européenne dès la seconde moitié du XVIe siècle. Le siècle suivant est marqué par l'ouverture et l'essor de la route antillaise, porteuse de la prospérité de la ville. La présence de marchands d'origine étrangère à Nantes constitue une réalité ancienne. L'importance des communautés marchandes étrangères, aux origines diverses, leurs activités commerciales et les structures commerciales qu'ils utilisent suscitent des réactions parfois xénophobes des Nantais « de souche » et posent, aussi, la question de possibles exemples d'intégration.


Jeudi 20 décembre 2018 :
« Les établissements Kuhlmann à Paimboeuf pendant la Seconde Guerre mondiale : une résistance industrielle »
par Véronique Mathot, vice présidente de la Société des historiens du pays de Retz.
À la veille de la seconde guerre mondiale les établissements Kuhlmann, spécialisés dans l'industrie chimique, reçoivent de la part du gouvernement français la mission de produire un nouveau venu dans le monde de la chimie : le plomb tétraéthyle, additif pour l'essence. Ce dernier, destiné à l'aviation militaire, devient un enjeu stratégique d'exploitation pour l'occupant allemand. L'usine de Paimboeuf, site retenu pour sa fabrication, devient alors le théâtre d'une résistance industrielle menée par son directeur Pierre Chevry et s'achevant par la disparition tragique de celui-ci.

Samedi 19 janvier 2019 :
Assemblée générale, suivie d'une conférence :
« L'église de Saint-Sulpice des Landes et ses peintures murales »
par Christian Davy, docteur en histoire, ancien chercheur à l'Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, service régional des Pays de la Loire.
L'église de Saint-Sulpice-des-Landes est aujourd'hui classée monument historique pour son riche décor peint du Moyen Âge, resté longtemps méconnu, pas toujours accessible et d'une lecture difficile. Des recherches récentes ont renouvelé la connaissance de ce site et permis une étude fouillée, une datation précise et une campagne photographique de ses peintures murales. Le livre publié par Grand Patrimoine de Loire-Atlantique en 2016 révèle leur caractère exceptionnel et facilite la compréhension de ce programme iconographique.
L'ouvrage L'église Saint-Sulpice-des-Landes (Grand Patrimoine de Loire-Atlantique, 2016) sera vendu sur place et pourra être dédicacé par l'auteur.

Jeudi 28 février 2019 :
« L'enseignement à l'Académie royale d'architecture dans la seconde moitié du XVIIIe siècle »
par Hélène Rousteau-Chambon, professeur d'histoire de l'art moderne à l'Université de Nantes.
En 1671 est fondée l'Académie royale d'architecture au sein de laquelle est pratiqué un enseignement de qualité pour former les futurs architectes du roi. Les leçons portent, à parts égales, sur l'architecture et la géométrie appliquée à l'architecture. à partir des années 1740, l'enseignement est centré sur des connaissances dans le dessin et l'architecture. C'est alors que deux architectes, bien connus des Nantais, Ceineray (1722-1811) puis Crucy (1749 1826), suivent les cours dispensés au sein de l'institution royale.

Jeudi 21 mars 2019 :
« L'abbé Charles-Irénée Castel de Saint-Pierre (1658 1743) : entre classicisme et Lumières »
par Jean Pierre Bois, professeur émérite des Universités, président de l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts d'Angers.
L'abbé de Saint-Pierre eut la réputation d'un utopiste, d'un doux rêveur. Pourtant, son œuvre majeure, son Projet de paix perpétuelle paru de 1713 à 1717, fonde l'idée européenne. Contemporain de Vauban, de Beauvillier, de Boisguilbert et de Fénelon, tous disparus à la fin du règne de Louis XIV, l'abbé de Saint-Pierre devint leur successeur naturel. Au cœur de la « crise de conscience européenne » qui marque les années 1680-1720, il incarne la transition intellectuelle entre le Grand Siècle et le siècle des Lumières.
L'ouvrage L'Abbé de Saint-Pierre (Champ Vallon, 2017) sera vendu sur place et pourra être dédicacé par l'auteur.

Jeudi 25 avril 2019 :
« La place des forges de la Hunaudière dans le système productif métallurgique castelbriantais »
par Ronan Pérennès.
Les forges de la Hunaudière, à Sion-Les-Mines sont les plus anciennes du Pays de Châteaubriant et les dernières forges à bois de la région à cesser leur activité en 1883. Héritières d'une tradition métallurgique ancestrales, elles furent l'enjeu d'un enrichissement certain pour les familles de propriétaires qui se sont succédé au long des XVIIe et XVIIIe siècles. Longtemps abandonnées, elles sont aujourd'hui l'objet d'une politique de valorisation.

Jeudi 23 mai 2019 :
« Henri Driollet (1805-1863), un artiste, architecte-voyer en chef de la ville de Nantes »
par Gilles Bienvenu, maître de conférence honoraire des écoles nationales supérieures d'architecture.
Au cours de sa carrière d'architecte communal, de 1837 à 1863, le brillant élève de l'école des beaux-arts de Paris Henri Driollet dote la ville de Nantes d'intéressants édifices en divers registres (enseignement, culte, hygiène…), sans compter nombre de projets non aboutis qui révèlent son talent de dessinateur. Son action porte également sur les questions urbaines avec l'étude d'un réseau de percées de type haussmannien, liée à une attention à la lutte contre le logement insalubre et au développement de promenades, squares et jardins.

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